éditions Le Point·contemporain·one shot

Les oranges ne sont pas les seuls fruits de Jeanette Winterson

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« Comme la plupart des gens, j’ai longtemps vécu avec ma mère et mon père. Mon père aimait regarder les combats de catch, ma mère, elle, aimait catcher. » Jeanette n’a pas le droit : d’aller à l’école, de lire, d’avoir des amis et de penser à autre chose qu’à Dieu. Non, Jeanette n’a pas le droit, sa mère ne veut pas. Heureusement il y a Elsie, vieille femme fantasque et pleine de fantaisie, avec qui elle construit des tunnels pour les souris. Et puis les contes et les fables que Jeanette se raconte à mi-voix. Un jour surgit Melanie, l’amie, la confidente, si drôle, si belle, si intelligente. L’amour peut-il avoir ce visage-là ?

 

« Dans la bibliothèque, je me suis sentie mieux ; il y avait des mots auxquels on pouvait faire confiance et qu’on pouvait regarder jusqu’à ce qu’on les comprenne, ils ne changeaient pas en plein milieu d’une phrase comme les gens, si bien qu’il était plus facile de déceler un mensonge. » 

« Elle priait toujours debout, à cause de ses genoux, tout comme Bonaparte donnait toujours ses ordres à cheval, à cause de sa taille. »

Mon avis :

Je n’attendais rien de ce petit livre et au final je me suis prise une gifle monumentale. Jeannette Winterson a su me toucher à travers son histoire, qui n’est certes pas autobiographique mais qui est quand même basée sur des faits réels de son enfance.

Le thème de la religion m’a fait peur puisque je n’ai aucune connaissance biblique, cependant don’t worry, la plume de l’auteure est tout à fait accessible. C’est d’ailleurs un livre écrit avec plein d’humour et de poésie. On découvre Jeannette au fil des pages et on ne peut pas s’empêcher d’avoir de l’affection pour cette fillette, tellement naïve mais tout aussi intelligente qui déborde d’amour et de vie.

Jeannette n’est pas une fille comme les autres, elle a été élevé dans une communauté de l’église pentecôtiste et son ambition dans la vie est de devenir missionnaire, i.e, de faire connaître Jésus Christ à plus de monde possible à travers des missions caritatives, des activités… elle a une vie « heureuse » jusqu’au jour où sa mère apprend son homosexualité. Là c’est le drame, le démon est en elle, il faut la faire exorciser… Je vous avouerai que certaines scènes m’ont dérangées voir révoltées et j’avais souvent envie de frapper sa mère et de secouer son père. Et pourtant malgré tout, Jeannette garde espoir et avance comme elle peut avec les moyens du bord.

 Un point m’a chiffonné : Je n’ai pas réussi à comprendre l’intérêt de l’auteur à intégrer certaines légendes dans l’histoire comme ça d’un coup. On est dans la tête de Jeannette et pouf la ligne d’après fait référence au roi Arthur et rebelote on revient à Jeannette. Ce petit manège m’a plus perturbé dans ma lecture qu’autre chose…

Dans tous les cas, Les oranges ne sont pas les seuls fruits est un très beau roman qui dénonce l’intolérance et l’intégrisme. Il ne plaira pas à tout le monde mais si vous êtes curieux et intéressé ne serait-ce que par le résumé ou bien par ce que je viens de vous raconter, je vous le recommande 😉

Ma note :4/5 

 

6 commentaires sur “Les oranges ne sont pas les seuls fruits de Jeanette Winterson

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